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Brancardiers, the “inner taxis” of the hopitaux

Ils transportent les sufferers à leurs exams et procèdent à leur transport de l’urgence aux étages. A nevralgique put up, surtout in disaster interval. Portrait of a brancardier.

« Je fais le “taxi” dans l’hôpital ! » François Poulin, 50 years outdated, marche d’un pas pressé vers l’urgence. Le brancardier doit aller chercher une paciente et la transporter au deuxième étage, où ella subirá un électrocardiogramme. « Ici, il n’y a pas de cônes orange, dit-il en riant. Mais il faut faire de petits slaloms. »

Ça bouchonne à l’urgence de l’hôpital de Verdun en ce lundi matin de décembre. Des sufferers sur civière — en grande majorité âgés — s’alignent dans un hall près du poste des infirmières. Le taux d’occupation dépasse les 180%.

Malgré l’achalandage et les entraves, François Poulin parvient à sortir la patiente de sa chamber. Le chemin est étroit. Pour negocier un virage, il doit déplacer une poubelle et demander à des collègues — qui désinfectent une civière et un mur — de se décaler.

«Il faut souvent tasser des affaires», indica-t-il, en marchant et en poussant la civière vers l’ascenseur. «L’vital, c’est de metre le affected person en sécurité. »

S’assurer, par exemple, que les malades sous oxygene ont “une bonbonne pleine” avant de les amener à un examen. « Il ne faudrait pas qu’elle se vide pendant qu’ils attendent », explain-t-il.

L’vital, c’est de metre le affected person en sécurité.

L’ascenseur s’arrête au deuxième étage. François Poulin fait rouler la civière — « ici, il faut se donner un élan » — et gare la patiente dans un « stationnement » (a rectangle delimité par des lignes jaunes au sol) en face du locale où elle effectuera son « tapis roulant » . Il actionne le frein et signale l’arrivée de la malade à un technicien.

Sa mission achevée, il décroche un téléphone et aprend word de l’affectación suivante au moyen d’un système automatisé. Route : le cinquième étage. Il doit and recuperate a affected person in order that she uploads a tomodensitométrie (a “scan”).

«On fait chacun au minimal une thirty programs per day», estimated the chef d’équipe des brancardiers de Verdun. Cela equivaut à 18,000 pas en moyenne par quart, selon lui. « Il faut être en forme ! »Dit François Poulin, les yeux bleu ciel comme son uniforme de él et des souliers de course aux pieds.

A necessary put up

Au Québec, 202 travailleurs du réseau de la santé détienne the titre d’emploi de brancardier, selon le ministère de la Santé et des Providers sociaux.

Ce poste demeure méconnu du grand public, mais représente un maillon essentiel de la chaine du réseau de la santé. Ces «taxis internes» des hôpitaux effectuent les transportes de pacientes devant passer des exams ou être transferés de l’urgence aux étages lorsqu’une place se libere. Chaque minute compte pour désengorger les facilities hospitaliers.

«La priorité, c’est toujours de ne pas faire attendre le affected person, dit François Poulin. Des fois, when on est malade, la persistence n’est pas là. »

François Poulin fait le plus vite qu’il peut. Il connaît tous les raccourcis de l’hôpital de Verdun, où il travaille depuis une trentaine d’années, dont une dizaine à titre de brancardier.

Il doit toutefois composer avec «des impondérables». « Des fois, l’ascenseur tombe en panne, dit-il. That is just like the Montreal metro. »

Sure programs are additionally longer than others. On the Hôpital de Verdun, the sept brancardiers on a formation of préposé aux bénéficiaires, ce qui leur permet de transferer les sufferers d’une civière (ou d’un fauteuil roulant) à un lit d’hospitalization en suivant les « principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires ». Ces manoeuvres peuvent nécessiter plus de temps lorsque le malade est moins cell.

Lors de notre passage, François Poulin a aidé un homme âgé — en provenance de l’urgence — à faire quelques pas jusqu’à son lit aux soins palliatifs. «Ne vous inquiétez pas, vous allez vous function moi comme d’une marchette! » lui at-il dit, une fois le affected person debut. « What’s up? Pas trop étourdi ? » Le brancardier l’a aidé à s’asseoir sur son matelas, puis une consoeur préposée aux bénéficiaires l’a installé.

François Poulin apprécie ses échanges avec les malades, malgré la brièveté des contacts. « Des fois, on est les seules personnes à qui ils se confient, dit-il. Ils viennent de recevoir une mauvaise nouvelle et ils se confient à nous. »

D’autres sufferers profitent du trajet pour faire half de leurs inquiétudes. « On essaie de les shaver au meilleur de notre connaissance, affirme-t-il. Si je ne peux pas répondre à leurs questions, je leur dis: “Ne vous inquiétez pas, tout va bien aller. Rendu en haut, ne vous gênez pas pour poser des questions avant d’entrer. C’est votre droit.” »

Des fois, on these two people who find themselves [les patients] be assured Ils viennent de recevoir une mauvaise nouvelle et ils se confient à nous.

De retour dans le native des brancardiers, François Poulin s’assoit sur une chaise en attendant un autre appel. Plusieurs collègues s’y trouvent, dont Lydia Cintas, brancardière depuis cinq ans. Questionnée par Devoirelle raconte qu’elle était auparavant préposée aux bénéficiaires aux soins intensifs de Verdun.

« C’était autrement plus physique et, là, j’arrive à mon stade “mémé”. Je m’initie à la marchette avec des sufferers en avant », dit ella en blaguant la femme aux cheveux grisonnants, sous les rires généraux de ella.

La tâche a beau être moins fatigante que celle des préposés aux bénéficiaires, des sufferers sont lourds à transporter, point out the crew. Sure déplacements require des civières électriques, exactly François Poulin.

Le brancardier ya recours lorsqu’il surrenders to the “annexe”, a modular unit reliée to the primary bay by a passerelle who rappelled an airport. « Il ya une pente, dit-il. On demand la civière électrique pour éviter les blessures et de perdre le contrôle. »

The circulation is dense within the corridors, of veritable boulevards that des gens traversent parfois les yeux rivés sur leur cellularire. Les ascenseurs peuvent aussi être bondés. « On essaie de dire aux gens, on s’excuse, on a besoin de l’ascenseur, c’est priorité aux sufferers, dit François Poulin. Il y en a qui s’obstinent et ne veulent pas nous laisser rentrer. Des fois, il faut être ferme, en restant respectueux, naturellement. »

François Poulin n’a by no means regretté son poste de brancardier. Il compte « sur les doigts de la most important » les jours où il n’avait pas envie de « rentrer », dit-il.

Les brancardiers “allègent un peu” la tâche des préposés aux bénéficiaires qui devraient, s’ils n’étaient pas là, conduire les sufferers à leurs examinas. « Within the present context, ce serait fou, pense-t-il. Ils seraient encore plus fatigués, plus brûlés. » Les sufferers en pâtiraient aussi. « Il ya beaucoup de gens qui attendraient encore plus longtemps pour leur examination… »

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